274 CopierA la fin des années 80, j’avais lu un récit* écrit par un couple de deux professeurs de français en poste à Tirana, capitale de l’Albanie. Ce pays, dernier bastion du communisme en Europe, était totalement contrôlé par un système policier, par des dirigeants paranoïaques mettant en place un système défensif contre des ennemis imaginaires… La population vivait dans la peur, la pauvreté mais avait gardé ses traditions culturelles et dans une certaine mesure, religieuses.


Le système emporté par la chute des régimes totalitaires marxistes des pays de l’Europe de l’Est et par l’explosion de la Yougoslavie est entré en démocratie en 1991. L’influence des télévisions étrangères a aussi été prépondérante, les Albanais captant les émissions italiennes et grecques, difficile pour les dirigeants d’affirmer que les habitants de ces pays vivaient dans le dénuement.
Pour autant, tout n’est pas réglé, on ne passe pas si facilement d’un système où le citoyen est encadré par l’Etat pour tous les actes de sa vie à un système basé sur les qualités individuelles qui promut l’autonomie, la capacité de décision, le dynamisme. Par ailleurs, la politique d’éducation doit former les élites à l’économie de marché et tout cela prend du temps…
Nous voici donc en septembre 2018, en groupe avec l’ANR, partis à la découverte de ce pays si longtemps secret. Pour nous, voyageurs, le pays a indéniablement des atouts : l’Albanie, située dans les Balkans, est un pays de montagnes, bordé par la mer adriatique et la mer ionienne, la nature y est très présente. Pas de tourisme de masse, donc des paysages préservés. Beaucoup de sites archéologiques gréco-romains, de monastères et d’églises byzantines avec de très belles icones, une nourriture savoureuse avec des produits naturels, pays sans problème de sécurité pour les visiteurs. L’un des défis de demain sera de gérer l’ouverture au tourisme en évitant le bétonnage de ses côtes et la surfréquentation.
Espérons que l’économie de ce pays permettra, dans les années à venir, un développement du niveau de vie de ses habitants, le chômage reste très important et la pauvreté une réalité avec pour conséquence une émigration importante. Et comme nous l’a affirmé à plusieurs reprises notre guide, « à quoi sert la liberté si on n’a pas de moyens pour en profiter » …
Enfin, quelques photos pour partager avec vous, notre voyage…


Jocelyne Laplace

* 57 boulevard Staline – Chroniques albanaises – Elisabeth et Jean-Paul Champseix – Editions La Découverte -

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