La population âgée est en forte augmentation
 L'espérance de vie se déplace de 5 ans  elle passe de 75 ans à 80 ans
A à ce jour
- 95% des personnes de plus de 60 ans et 89% des plus de 75 ans vivent à domicile
- 5 % des plus âgées et/ou des plus dépendantes vivent en établissement.
Cette évolution entraîne :
-   les services aux personnes âgées plus importants
-   une professionnalisation des aides à domicile
-   un enjeu pour demain, tant sur le plan économique que social
En page suivante une synthèse d'une étude qui développe les enjeux a venir
          La dépendance des personnes
dès 60 ans  
État des lieux et réflexions pour l’avenir
à partir de l’étude CORERPA. 
Complétés par des données nationales 
 
L’association CORERPA de Midi Pyrénées a réalisé une étude sur le maintien à domicile des personnes âgées et les réponses pour y faire face. Elle a examiné la professionnalisation de tous les acteurs de la filière dépendance qui accusent un déficit de notoriété.
Cette étude, quoique régionale, pose bien la problématique en s’appuyant sur des données nationales de la population âgée en forte augmentation qui constitue un enjeu national pour demain tant sur le plan économique que social. Elle met en lumière :
-         l’allongement de l’espérance de vie actuelle qui passe de 75ans à 80ans
-         le poids de la population des plus de 60ans qui sera de 30% en 2030 et de 13% pour les plus de 80 ans
-         Si avec l’âge une certaine dépendance se crée progressivement, engendrant des besoins multiformes, ceux-ci ne nécessitent pas toujours des dispositifs lourds et coûteux car de cette population des plus de 60 ans - 95% vivent dans leur domicile   - 5%    sont dans des établissements (hors de chez eux)
 
Cette étude aborde :
- des thèmes :
             La retraite, Le bilan santé, Le bénévolat, Les activités culturelles et   physiques
             L’habitat , L’action sociale, La filière gériatrique, Les services à la personne
- des solutions ou des réflexions :
               La télé assistance, l’atelier mémoire, le réseau « Maltraitance »
              Les services à la personne
- les réponses institutionnelles apportées : Filière gériatrique et sociale (Service Soins infirmier à domicile SSIAD, Le réseau France Alzheimer, le réseau des CLIC, L’aidant naturel, le référent)
- Le plan d’aide et l’APA à domicile (sur le plan national 1 008 000 personnes en bénéficient) pour répondre aux besoins des activités essentielles de la vie courant
Cette étude analyse les réponses d’aide à domicile pour les trois typologies qui la composent ainsi que l’action des aidants naturels d’après une observation des services de gériatrie
-         63 % des personnes considérées comme : « personnes bien portantes » relèvent de la prévention Vieillissement normal
-         27 % des personnes considérées comme «  personnes âgées fragiles » nécessitent des actions de soutiens et d’accompagnement spécifiques pour répondre aux risques de déséquilibre lié à la santé, à la gestion courante domestique, à la vulnérabilité (risque d’abus et de maltraitance) ou dont les causes sont l’isolement, l’aménagement de l’habitat, la poly médication, leurs maladies
-         10 % des personnes considérées comme « personnes âgées dépendantes » réclament des soins appropriés et un soutien spécifique. la moitié est atteinte d’Alzheimer , des 10% 2 sur 3 résident à domicile , 3 sur 4 sont des femmes     
A ce jour on estime à 3,7 millions les « aidants » naturels, des personnes non professionnelles, en général une femme de l’environnement familial, 8 fois sur10 âgée de 50 à 79ans. Avec de moins en moins de cohabitation directe. Cette aide a un impact sur la santé de l’aidant. L’aide à l’aidant est donc fondamentale. Elle peut se concrétiser par des formations ( les droits des aidants) et leur suivi sanitaire
 
Cette étude donne quelques conseils de bases:
- Préparer le passage à la retraite est déjà la première étape. : réaliser un bilan santé, s’engager dans le bénévolat (c’est une nouvelle source de reconnaissance sociale dans la sphère privée et publique. «Pour servir à quelque chose ») , la pratique d’activités culturelles, ludiques, physiques ou sportives sont des facteurs de retard de la perte d’autonomie et un atout majeur pour bien vieillir
- Adapter son logement ou accéder à un logement adapté est un besoin vital
- « Faire vivre l’Autonomie du désir est une dimension essentielle de la vie humaine qui ne s’annule pas dans les situations de dépendance. Prendre en compte l’avis de la personne âgée c’est donner du corps à son désir de vie » et à sauvegarder sa dignité et sa citoyenneté.
 
Cette étude donne des pistes de travail : 
L’organisation de la prise en charge en fonction de la progression de la perte d’autonomie, dans le respect de la dignité de la personne, est un défi majeur des années à venir qui implique de structurer un continuum d’accompagnement (entre le domicile et des établissements adaptés si nécessaire)
Les pouvoirs publics et les collectivités territoriales sont parties prenantes de l’amélioration de la filière gériatrique. Cela passe par le développement cohérent des couvertures territoriales et la palette de services de qualités (coordination, écoute, santé, prévention, service à la personne) qui doivent se traduire par une professionnalisation continue et renforcée des acteurs de toute la filière.
Si l’Allocation Personnalisé d’Autonomie (APA) est un des atouts, le métier d’aide à domicile par une valorisation dans le public et une révision de leur statut est une nécessité pour le rendre attractif
 
En conclusion 
Cette étude permet :
-         de mieux comprendre les personnes dépendantes de notre entourage,
-         de pouvoir anticiper notre organisation sur la gestion de notre «future dépendance», la relativiser et prévoir les coûts financiers s’y afférents.
Des études nationales évaluent le coût de la dépendance
                                    (Entre 1500 et 3500 € /mois par personne en moyenne) 
Ces informations peuvent aussi nous permettre de faire le choix pertinent lors de propositions commerciales « d’assurance dépendance ».